Société

A l’aéroport international de Lomé, le traitement des bagages est normalisé et sécurisé !

Publié le jeudi 25 janvier 2018, par Lemessager-actu

La sûreté de l’aviation civile n’est pas une mince affaire ! Elle est un sujet qui mérite d’être traité avec beaucoup de sérieux et encore plus depuis les attentats du 11 septembre 2001 où les mesures de sûreté sont régulièrement mises à jour pour faire face aux actes illicites.

A l’aéroport International Gnassingbé Eyadéma, des efforts sont consentis pour assurer des services de sûreté d’une qualité irréprochable. Pour les autorités de l’aéroport de Lomé, aucun sacrifice n’est assez grand lorsqu’il s’agit d’assurer la protection des personnes et de leurs biens, celle des aéronefs et installations aéroportuaires. C’est justement ce que les agents de sûreté de l’aéroport s’efforcent de faire 24h/24h ; une mission strictement basée sur les normes et recommandations de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Une de ces normes est l’inspection-filtrage des bagages, aussi bien les bagages de cabine que ceux destinés à être transportés dans la soute d’un aéronef. Ce qui veut dire que tous les bagages, au départ de l’aéroport de Lomé, sont inspectés et filtrés.
Pour permettre aux agents de sûreté d’exécuter cette activité de la façon la plus professionnelle possible, il est rédigé et mis en œuvre ce qu’on appelle les procédures d’exploitation normalisées (PEN). Ces procédures reposent sur des normes et détaillent avec précision la manière dont le travail doit être fait. S’appuyant sur ces PEN, tous les agents travaillent de la même manière, de sorte à obtenir les mêmes résultats quel que soit l’agent affecté au poste d’inspection-filtrage des bagages de soute ou à tout autre poste. Il faut préciser que ces PEN sont dynamiques car leur rédaction tient compte de l’évolution des normes et pratiques recommandées de l’OACI.

Que dit la procédure d’exploitation normalisée ?

Pour mieux comprendre, il est utile de voir ce qui se faisait avant et ce qui se fait actuellement.

L’ancienne procédure

L’ancienne procédure consistait à appeler au poste d’inspection-filtrage le passager propriétaire du bagage lorsque le bagage passé au scanner présente des zones d’ombre. Pour s’assurer du contenu et lever le doute le bagage est soumis à une fouille manuelle en présence du passager et du représentant de la compagnie aérienne.

Le circuit que devait suivre le passager et le temps passé pour assister à la fouille du bagage ont conduit les compagnies aériennes à se plaindre des retards et autres désagréments subis par leurs passagers. Certains de ces passagers ayant déjà embarqué, devaient descendre de nouveau de l’aéronef pour aller assister à la fouille manuelle de leurs bagages de soute. Ces plaintes parvenues à l’ASAIGE ont fait l’objet de plusieurs réunions au cours desquelles des réflexions ont été menées. C’est ainsi que l’ASAIGE a introduit une innovation (« master key » et notificationde fouille) dans le traitement des bagages de soute, avec l’assistance de la Transportation Security Administration ((TSA), l’agence américaine de la sûreté, réputée en la matière. Cette démarche a conduit à la mise à jour de la procédure d’inspection-filtrage des bagages.

La nouvelle procédure appliquée

Avec la nouvelle procédure, les agents de sûreté ont la possibilité de procéder à l’ouverture et à la fouille manuelle des bagages qui présentent un aspect suspect sans avoir à interpeller le passager. L’ouverture des bagages se fait à l’aide des clés passe partout ou « master key » fournies à l’ASAIGE par la TSA.

La procédure d’exploitation normalisée (PEN) recommande à l’agent de procéder à la fouille manuelle lorsque le bagage présente un doute. Dans ce cas, la fouille manuelle du bagage est effectuée par l’agent préposé à la fouille pour les bagages nécessitant un contrôle additionnel.

La fouille manuelle du bagage de soute est effectuée en présence du représentant de la compagnie qui est le répondant du passager. A la suite de la fouille, l’agent de sûreté introduit dans le bagage une notice d’information pour attester que ledit bagage a été fouillé par l’autorité de sûreté.

Enfin, le chef de poste inscrit dans le registre de poste la séquence du bagage, le nom du représentant de la compagnie, le nom du passager dont le bagage est fouillé, la date et l’heure de l’opération, l’article découvert et les mesures prises. A la fin, le registre est signé par l’agent de sûreté et par le représentant de la compagnie.
Tout le processus de fouille du bagage est filmé par une caméra qui enregistre aussi toutes les données, tous les faits et gestes des personnes présentes.

Il convient de préciser que dans le cas où la clé « master key » ne peut pas servir à ouvrir le bagage, le cadenas est brisé. Toutefois, si la nature de la valise ne permet pas l’ouverture par la « master key » ou lebris du cadenas, la dernière étape du processus consiste à convoquer le passager pour l’ouverture de son bagage.
Dans le cas où cette fouille se solde par le retrait d’un article réglementé, une fiche de saisie est délivrée au passager contre décharge et la procédure de traitement des articles saisis est déclenchée.

Des garanties autour de la fouille des bagages de soute

Les mesures prises permettent de garantir une fouille en toute sécurité, sans crainte de vol et/ou de substitution d’un quelconque objet du bagage fouillé. L’exigence de la présence d’un représentant de la compagnie aérienne lors de la fouille, le fait que la fouille se fasse sous vidéosurveillance et la co-signature du registre de poste, sont autant de garanties pour le passager.

Par ailleurs, la protection de l’aviation civile reste une mission régalienne déléguée à des agents assermentés des services de l’Etat. A ce titre, aucun agent ne saurait introduire un objet dangereux dans le bagage d’un passager et toutes les personnes accédant aux zones de sûreté sont soumises à un minutieux contrôle.

En définitive, la procédure actuelle de traitement de bagages a pour avantages la prise en compte du temps de traitement des passagers et l’éviction des tracasseries liées à leurs interpellations à des fins de fouille de leurs bagages, au regard de l’éloignement des portes d’embarquement. Il faut préciser que depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle procédure de traitement de bagages de soute, les partenaires de la plateforme aéroportuaire l’apprécient fortement.

Soyez donc sereins ! Voyagez en toute sécurité ! Vos bagages sont en sécurité !