Sport

Attaque de Cabinda : Les victimes réclament justice !

Publié le lundi 8 janvier 2018, par Lemessager-actu

Le souvenir est encore vivace dans les esprits. 8 janv. 2010, une date inoubliable pour les Togolais dans leur ensemble. Car c’est celle à laquelle le malheur venait frapper leur football jusque dans les entrailles.

Ce jour-là, le bus de l’équipe nationale de football était mitraillé par des autonomistes, à Cabinda, une enclave du territoire angolais où devaient se dérouler des matches de la CAN 2010. Au moins deux morts, des blessés et un profond traumatisme chez les Éperviers et au sein du football togolais. Huit ans après, on s’en souvient encore comme si c’était hier.

‘Il y a eu pistolet, roquette, mitraillette, il y a eu un peu de tout. Quand on est arrivé à la frontière, on a vu les commandos et tout le monde se demandait « pourquoi ils sont armés jusqu’aux dents ». Après 5 km on entendait des fusillades. Au début, on croyait que c’était un jeu d’enfants, après c’est arrivé sur notre bus et on s’est vu morts’ , témoignait à l’époque Emmanuel Adebayor.
Huit ans après, les victimes réclament toujours justices.
Rappel des faits
Le 8 janvier 2010, l’équipe nationale de football effectue un banal parcours en bus entre le Congo-Brazzaville et l’enclave angolaise de Cabinda. Mais politique et violence viennent assombrir les prémisses de la Coupe d’Afrique des nations 2010.
Sitôt la frontière franchie, le véhicule est mitraillé à l’arme lourde par des militants autonomistes du Flec, le Front de Libération de l’Enclave de Cabinda. Joueurs et encadrants se jettent au sol mais, déjà, le chauffeur angolais est atteint. Puis, c’est au tour d’Abalo Amélété, l’entraîneur adjoint, et de Stanislas Ocloo, le chef de presse de la délégation, de périr sous les balles assassines des sauvages de Rodrigues Mingas. Les joueurs, choqués par trente minutes de mitraillage, ne sont pas épargnés. Le défenseur Serge Akakpo est sérieusement touché et le gardien de but Kodjovi Obilale est grièvement blessé. Sur place, le chaos et la confusion règnent.