Politique

Gilbert Bawara à propos de la sortie de la CET sur l’affaire Agbéyomé Kodjo : « Les togolais n’auraient pas accepté qu’un groupe de chefs coutumiers ou de pasteurs, donne des ordres et injonctions à l’Etat et à la justice comme les évêques veulent le faire… »

Publié le vendredi 24 avril 2020, par Lemessager-actu

Reçu mercredi dernier dans l’émission club de la presse chez nos confrères de Kanal fm, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative n’a pas du tout apprécié la sortie de la conférence des Evêques du Togo sur l’affaire Agbéyomé Kodjo, le candidat malheureux de la dernière présidentielle. Pour le ministre, « beaucoup aurait aimé que les mêmes évêques, y compris, l’archevêque actuel et son prédécesseur aient agit pour prévenir et éviter ce qui s’est produit » et les togolais n’auraient pas accepté qu’un groupe de chefs coutumiers ou de pasteurs, donne des ordres et injonctions à l’Etat et à la justice comme les évêques veulent le faire… ».

« Bien entendu, tout le monde aura observé qu’il y a eu une volonté d’apaisement, de retenue, de modération de la part des autorités de l’Etat, de manière général, mais y compris de la part des autorités judiciaires. La même dont les avocats estimaient qu’il était malade, c’est cette personne qui quotidiennement, se livrait à des agissements et propos outranciers, incendiaires démontrant qu’il n’était pas malade. Ce sont des faits que les Togolais ont vu, qu’il procédait à des nominations, disait des mots orduriers à l’endroit de l’Etat, un bafouement systématique de la loi, une volonté manifeste de défier l’autorité de l’Etat, de défier la justice. Quand on se barricade et qu’on créé une situation où la collaboration pacifique et ordinaire avec la justice n’est plus possible, il est évident que l’interpellation ne pouvait intervenir que de la manière dont c’est intervenu » a indiqué le ministre.

« On comprend à travers la lecture du communiqué, que c’est le fait pour l’archevêque métropolitaine de Lomé et de son prédécesseur de n’avoir pas pu rendre visite à Monsieur Agbéyomé Kodjo et à Monseigneur. Où en toute hypothèse comme ils le disent, répondre aux poignants cris de détresse de monseigneur Kpodzro qui aurait instigué la prise de position de la conférence épiscopale », décrit Gilbert Bawara qui revient sur le communiqué « alambiqué » de la conférence épiscopale qui se dédouanait de la position de monseigneur Kpodzro.

« La conférence épiscopale avait fait un communiqué alambiqué, ambigu, équivoque avant le début de la campagne qui laisse sous entendre que monseigneur kpodzro ne s’exprimait pas et n’agissait pas au nom de la conférence épiscopale. Mais depuis le folklore qui avait été orchestré dans une église, qui a consacré le début de l’une des infractions reprochées à M. Agbéyomé Kodjo, durant toute la campagne où parfois les propos, les agissements de Monseigneur Kpodzro, de certains membres de la dynamique, pendant ces quelques semaines écoulées, où s’est développée une situation au domicile de M. Agbéyomé Kodjo, mais beaucoup aurait aimé que les mêmes évêques, y compris, l’archevêque actuel et son prédécesseur aient agit pour prévenir et éviter ce qui s’est produit », s’est indigné le ministre Bawara, qui dit s’étonné que « les gens soient dans des attaques violentes et virulentes contre l’Etat et qu’ils n’aient pas le courage de la même clarté ».
« Nous sommes dans un Etat laïque, je ne suis pas sûr que les togolais auraient accepté qu’un groupe de chefs coutumiers, de pasteurs, donne des ordres et injonctions à l’Etat et à la justice comme les évêques veulent le faire, et en dernier ressort, on ne va pas à une élection présidentielle avec l’intention préméditée de créer artificiellement une situation de tension, de s’en prévaloir et de marchander ou un poste ou des moyens ou alors parce qu’on cherche à disqualifier d’autres adversaires politiques en défiant l’Etat », a précisé le ministre.

Dans cette affaire, dame Adjamagbo Brigitte, Fulbert Attisso, tous de la dynamique Kpodzro étaient convoqués par le Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles(SCRIC) alors que M. Agbéyomé passait sa seconde nuit dans les mêmes locaux. Les avocats d’Agbéyomé Kodjo sur RFI, disent attendre la fin des interrogations au niveau du SCRIC avant de savoir ce qu’il faut faire, lorsque le procureur de la république aurait signifié les charges qui pèsent contre leur client.
En tout état de cause, M. Agbéyomé risque gros, si la médiation que cherche à faire certaines personnes n’aboutissait pas.