Politique

Présidentielle de 2020 : La Cour constitutionnelle et la CENI sonnent l’alerte, UNIR mobilise, l’opposition confinée dans la diversion

Publié le mercredi 6 novembre 2019, par Lemessager-actu

La semaine dernière, la Cour Constitutionnelle du Togo a fait une sortie à travers un communiqué dans lequel, elle situe les togolais sur la période qui va consister à aller à l’élection présidentielle de 2020.

«  Aux termes de l’article 61 de la Constitution du 14 octobre 1992, le scrutin relatif à l’élection présidentielle est ouvert soixante quinze(75) jours au plus tôt et soixante (60) jours au plus tard avant la fin du mandat présidentiel en cours. Le mandat du président en exercice, qui a débuté le 04 mai 2015, date de prestation de serment, prend fin le dimanche 03 mai 2020. En conséquence, le prochain scrutin doit être ouvert sur convocation du corps électoral au plus tôt le 19 février et au plus tard 05 mars 2020  », indique le communique de la Cour Constitutionnelle, qui précise par qu’ « en outre, aux termes de l’article 153 de la loi N°2012 du 29 mai 2012 modifiée par la loi N° 2013 du 19 février 2013 et la loi N°2013-008 du 22 mars 2013 portant code électoral, la déclaration de candidature est déposée à la CENI quarante-cinq(45) jours au moins avant le jour du scrutin.

La Cour Constitutionnelle invite donc le gouvernement et les différentes personnes intéressées par l’élection présidentielle à se conformer auxdites dispositions et à l’ensemble des textes en vigueur régissant le scrutin  ».

Quelques jours avant, c’est la CENI de Tchabamkou Ayassor qui annonçait la révision des listes électorales pour la période du 29 Novembre au 1er décembre 2019. Bien que cette date reste indicative. Des simulations de révision en vue de tester le fonctionnement du matériel informatique devant servir à cette révision ont été faites.

Mais paradoxalement, alors que la majorité présidentielle, Union pour la République(UNIR) sonne la mobilisation de ses militants et sympathisants sur le terrain dans tous les coins du pays, l’opposition, elle, reste dans ses traditionnelles tergiversations.

En effet, toujours dans la diversion, une partie de cette opposition à la recherche d’un candidat unique, réclame que soit ouvert un dialogue afin de redéfinir les règles du jeu. A 5 mois à peine de la tenue de l’élection présidentielle, les énergies de cette franche de l’opposition sont dissipées dans des réunions de concertation, de formation de commissions, attendant un hypothétique dialogue qui pourrait ne jamais avoir lieu.

L’autre opposition, en l’occurrence l’ANC de Jean-Pierre Fabre qui veut faire cavalier seule, s’agite et reste campée dans déclarations aussi fantaisistes que contradictoires. Pour elle la Cour Constitutionnelle, en décidant de situer les togolais sur la période de la tenue de la présidentielle violerait la constitution.

Mais M. Fabre oublie que lorsqu’il parle de la Constitution qui a été votée et qui entrevoit la recomposition de la cour constitutionnelle, il reconnait implicitement l’existence d’une telle constitution, qu’il avait rejetée il y a quelques mois, au moment où celle-ci avait été votée.

Même si les revendications portées par ses deux entités de l’opposition venaient à être entendues (puisque d’aucuns parlent d’une possible révision du code électoral dans les jours à venir), l’opposition aura pris du retard sur le terrain de la mobilisation, contrairement à son adversaire qui est bien en avance. Et elle n’aura qu’à s’en prendre à elle-même.