Politique

Présidentielle de 2020 :Les confidences d’André Johnson

Publié le jeudi 17 octobre 2019, par Lemessager-actu

Des rumeurs de plus en plus soutenues ces derniers temps font état d’une probable candidature à la présidentielle de 2020 de l’ex ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, André Johnson. Ces rumeurs relayées par les médias, évoquent par ailleurs des dissensions au sein de l’UFC (Union des Forces du Changement), parti auquel appartient M. André Johnson et dont les dernières législatives ont fait la seconde force politique du pays.

« Je ne nourris guère cette ambition, et, s’agissant de l’opposition, par rapport à la prochaine présidentielle, il y a suffisamment de désordre pour que j’en rajoute avec une éventuelle candidature », a confié André Johnson qui se dit plutôt préoccupé par l’avenir de son parti.

« Dans l’immédiat, ce qui me préoccupe, c’est l’avenir du parti qui a besoin d’être réorganisé  », a-t-il ajouté.

Elu lors des dernières élections législatives, dans le Bas- mono, pour le compte de l’UFC, André Johnson a dirigé la session du droit de la 6e législature de la Ive république en tant que doyen d’âge, comme le stipule les textes. Il a été élu comme 3e vice président de l’Assemblée nationale le 23 janvier 2019.

Par deux fois, il a été nommé ministre de l’environnement et des Ressources Forestières avant de rejoindre l’hémicycle.

M. Johnson fait partie des hommes de confiance de Gilchrist Olympio, président fondateur de LUFC, et actuel chef de file de l’opposition. Son entourage indique qu’il est un fervent admirateur de la vision de l’actuel chef de l’Etat Faure Gnassingbé, bien que n’appartenant pas à son parti.

Son parti l’UFC, seconde force politique dans le pays au regard des résultats des dernières législatives, éprouve de sérieuses difficultés pour bâtir son assise, et ce depuis que le parti a accepté signé en mai 2010, un accord de partage du pouvoir avec le défunt RPT, l’ex parti majoritaire au pouvoir dans le pays.

Aujourd’hui, le parti n’est plus ce qu’il a été il y a 15 ou 20 ans. Il tente de résister tant bien que mal face à la nouvelle donne et aux conséquences de son rapprochement avec le pouvoir en place que certains ont considéré comme étant une ‘’trahison’’. C’est dans ses conditions qu’en interne, les désaccords sont notés.
Aujourd’hui, Gilchrist le président fondateur de l’UFC prend de l’âge et il faut un successeur. Et selon certaines indiscrétions, André Johnson, semble être mieux placé jouer le rôle de président national de l’FC en la place de Gilchrist Olympio.

D’où cette attention portée sur sa personne qui semble nourrir également de la jalousie au sein du parti, puisque d’autres responsables lorgneraient également le poste de premier responsable de l’UFC.

« Toutes ces tentatives d’invectives à l’encontre du ministre André depuis quelques temps, démontrent combien les gens ne veulent pas le voir présider l’UFC  », nous confié un de ses proches, qui ajoute par ailleurs, que cela n’enlèvera rien de la détermination et de l’engagement de M. Johnson André pour la vie de son parti UFC.