Bavure policière à  alokoegbé :  L’agent indélicat  sanctionné, ce que  révèlent les résultats des premières  enquêtes

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Le dimanche 30 juin 2024, les informations relayées sur les réseaux sociaux ont fait état d’une bavure policière sur une fille à Alokoégbé dans la préfecture du zio.   Saisies de l’affaire, les autorités en charge de la sécurité et de la protection civile, ont rapidement réagi en prenant des sanctions disciplinaires contre l’agent en question. Une enquête administrative a été ouverte à cet effet, selon un communiqué du ministre en charge de la sécurité et de la protection civile, le colonel Madjoulba.

Les faits selon Pascal Edoh AGBOVE

Selon  l’alerte donnée par un certain Pascal Edoh AGBOVE, président de l’association   des ressortissants du canton de Bolou pour le développement (AREBOD), et qui dit être également fils de ladite localité, les faits se sont produits le dimanche 30 juin   dernier après un match de football sur le terrain du lycée d’Alokoégbé.

« Un des agents de police a violenté une fille du village d’Agbadome jusqu’à ce que cette dernière ne tombe dans le coma », décrit-il en précisant que « la fille s’appelle Kpolassi philo  et serait la copine de l’agent de police en question ».  Selon lui, l’agent de police « a exercé la violence sur la fille   pour le simple fait qu’il l’aurait vue avec un garçon après le match ».

Indiquant que la victime, à l’heure de son alerte serait entre la vie et la mort, il fait appelle aux organisations de défense des droits de l’homme, des autorités politiques, administratives, judiciaires, , de la sécurité et de la protection civile «  pour qu’une  assistance  d’urgence  soit portée  à la victime ».

Ce que disent les résultats de l’enquête administrative

En attendant les résultats de l’enquête administrative sur    le  fonctionnement  du commissariat d’Alokoégbé(puisque à en croire le sieur Edoh AGBOVE, c’est depuis quelques temps que les agents de police affectés à ce poste de police exercent b des bavures de toutes sortes sur la population), les résultats de l’enquête sur les faits précis  du 30 juin 2024,  révèlent effectivement l’existence d’une relation intime entre l’agent   cité comme auteur de la bavure et  Kpolassi Philomène dit philo.

Cette dernière, dans sa déclaration, laisse entendre que la mésentente est née du fait que son copain policier, entretiendrait une autre relation amoureuse mis à part elle.  Ainsi le dimanche dernier, alors que le match de football finissait, les 3 se sont retrouvés sur le terrain.  Kpolassi Philomène décide alors de s’en prendre à l’autre fille, par jalousie. C’est là que leur copain policier se serait    interposé pour éviter la bagarre dont il serait à l’origine.  Philomène s’en est  alors pris à l’agent et réussit à retirer la clé de la moto de ce dernier. Et c’est dans les tentatives de récupérer sa clé que l’agent a porté la main sur Philomène qui tomba à terre, probablement sous l’effet du coup qui lui a été administré par  son  copain, agent de police.    Elle  sera rapidement transportée au CMS pour des soins.

 Kpolassi Philomène n’a jamais été dans un coma

Selon toujours des sources de l’enquête,  Kpolassi Philomène, n’a pas été dans le coma comme ce qui est dit dans l’alerte de Pascal  AGBOVE. Kpolassi Amédé, le père de dame kpolassi Philomène, et son cousin Kpolassi Claude qui ont été interrogés,  ont nié  toute violence qui aurait conduit  Philomène dans un coma. De même, l’infirmier major Koami Ayao  qui a reçu et traité Philomène, a nié l’existence des signes prouvant  une quelconque violence physique sur Philomène.  Et d’après les informations, après avoir été examiné, Philomène a regagné la maison.

Une assertion bien connue indique qu’il faut toujours s’assurer des faits avant de s’inquiéter de la cause. De toutes les sources, aussi bien familiales que policières, il n’a  jamais été question de coma de Philomène comme  a eu à le dire le sieur Pascal AGBOVE.  Ce n’est non plus le fait d’avoir aperçu Philomène avec  un autre garçon qui a été à l’origine de l’altercation.

Au Togo la publication de fausses informations est punie par loi quelle que soit la personne qui publie. Prenons soins de vérifier nos informations avant de les partager ou de les mettre dans le  public.

C’est le lieu de saluer la promptitude du ministère de la sécurité et de la protection civile qui a permis de circonscrire les faits.

Nul n’est au-dessus de la loi. Les sanctions prises à l’égard de l’agent de police en question le prouvent.  

A travers ces faits, les autorités en charge de la sécurité et de la protection civile, comprendront qu’un travail est à faire, dans la sensibilisation des agents de police qui délaissent  parfois leur travail pour s’occuper des futilités.