Faure Gnassingbé aux populations de Kloto:  » Ce qui s’est passé en 2017, nous ne le méritons pas »

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Le chef de l’État sortant Faure Gnassingbé poursuit tranquillement sa campagne électorale pour le scrutin du 22 février prochain. Hier c’était l’étape de la préfecture de kloto. Là encore, Faure Gnassingbé a eu droit à un accueil chaleureux. Hommes, femmes jeunes, tous voulaient saluer le candidat d’UNIR et lui dire leur amour et leur adhésion à sa politique. Comme partout où il est passé, le candidat Faure Essozimna Gnassingbé s’est adressé avec sincérité aux populations de kloto avec à la clef la poursuite des mesures pour l’amélioration de leurs conditions de vie, s’il était élu.

« Merci pour cet accueil que vous me réservez. Les jeunes m’ont suffisamment tiré le bras, et les femmes aussi m’ont entouré de toute leur affection pour me montrer que malgré les difficultés, je peux toujours compter sur les populations de la préfecture de Kloto.

La méfiance et le manque de confiance qui régnaient entre les leaders politiques rendaient toutes nos élections préoccupantes, anxiogènes parce qu’on se demande comment ça va se terminer.

Aujourd’hui, nous jouissons d’un climat apaisé. Quand on voit des meetings électoraux, on a l’impression que c’est des meetings pour célébrer une victoire, alors que non.

J’espère que ce climat sera le même les jours qui vont suivre et après la proclamation des résultats. Je dois dire que ce qui s’est passé en 2017, nous ne le méritions pas. Essayer de recommencer à utiliser la violence pour déloger quelqu’un du pouvoir ou pour dire qu’on veut soi-même aller au pouvoir. Qu’est-ce qu’on a récolté ?

Pour être maire, il faut être élu. Pour être préfet, on est nommé. Demain, il y aura des présidents de conseils régionaux, ils seront également élus. Le Premier ministre est nommé, le Président est élu. Aucun groupe d’individus ne peut vouloir changer cela par la force et imposer cela au peuple. Ça ne marchera jamais parce que Dieu n’acceptera pas.

Nous devons plutôt continuer notre bonhomme de chemin et nous dire que nous sommes sur la voie du progrès et que ces questions politiques ne peuvent pas nous occuper pendant 20 ans.

La construction du pays, le développement du pays, ce n’est pas l’affaire d’une personne. C’est l’affaire de tous les Togolais.

Nous proposons une gouvernance économique concertée.

C’est un peu l’objet de la décentralisation que nous avons lancée. Les maires sont maintenant élus. Ils doivent se mettre au travail avec leur population pour mieux identifier les besoins.

L’évaluation, c’est aussi le contrôle des ressources publiques. Nous avons mis des organes à cet effet pour contrôler les organes de l’État. Pour la prévention de la corruption, il y a la HAPLUCIA. Nous allons compléter le dispositif avec un organe qui sera chargé aussi de la répression.

Nous avons adopté la loi sur la déclaration des biens pour que ceux qui ont la responsabilité de gérer des ressources publiques, puissent, au moment d’entrer en fonction, déclarer leurs biens.

Nous avons commencé à améliorer la gestion de nos grands hôpitaux avec la contractualisation, mais nous avons aussi rénové les USP. Nous continuerons à mettre l’accent sur la réhabilitation et l’équipement de nos unités de soins périphériques.

Notre objectif, c’est qu’au cours de ce mandat, toute la population togolaise puisse bénéficier de l’assurance-maladie.
Désormais, toute femme enceinte au Togo sera prise en charge gratuitement.

Je vais m’adresser à la jeunesse de Kloto pour lui dire que nous sommes dans un monde qui peut paraître difficile quand on a l’impression que son avenir n’est pas rose. Je vais vous dire que rien ne se gagne dans la facilité. Pour réussir, il n’y a pas mille chemins. C’est le travail.

Pour les jeunes filles la déscolarisation ce n’est pas une solution.

Notre responsabilité à nous, c’est de tout faire pour vous maintenir dans les écoles. Nous avons encore des faiblesses parce que les salles de classe ne sont pas suffisantes et l’encadrement ne l’est pas davantage. Nous avons une idée pour les salles de classe. Pour l’encadrement, nous réfléchissons, mais nous trouverons une solution.

Nous voulons dans chaque préfecture pour commencer, et demain chaque commune, dédier des classes à la formation professionnelle, à l’apprentissage, à l’enseignement technique. La particularité que j’ajoute, c’est que les cours qui seront dispensés, devront nécessairement correspondre aux besoins de la localité, et que les entreprises soient associées.

Le 22 février, allons au bureau de vote et accomplissons notre devoir citoyen. Dimanche, nous allons prier et si Dieu veut, fêter. Car si tout se déroule dans la paix, il y aura au moins un gagnant, c’est le Togo. »

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