ENFIN L’ANC RECONNAIT AUJOURD’HUI L’IMPORTANCE DE LA CVJR !

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On ne le dira jamais assez, au Togo, il y a des gens, groupement de gens, partis politiques et groupement de partis politiques qui jouent avec l’avenir du pays. Leur seule intention, c’est qu’ils en profitent de tout, sans pour autant contribuer. L’alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre est passée maître dans cet art. c’est un parti qui est prêt à refuser tout, même ce qui l’arrange, mais fini par aussi être le premier à bénéficier des fruits de ce qu’il a souvent refusé.
Le dernier acte en date est le refus du parti de participer à un atelier national de réflexion et d’échanges sur les réformes politiques et institutionnelles qu’organise le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale(HCRRUN) que dirige madame Awa Nana, du 11 au 15 juillet 2016 à Lomé.
« Il est surprenant qu’en ce qui concerne les réformes politiques et institutionnelles, le HCRRUN en soit encore au stade de la réflexion et des échanges, dix ans après la signature de l’Accord Politique Global (APG) », c’est ce qu’indique en substance la lettre réponse du deuxième vice président de l’ANC, madame Isabelle Améganvi à la présidente du HCRRUN.
Dans cette lettre réponse, Isabelle Améganvi s’appuie à tout bout de champ, pour justifier sa démarche, sur le travail de la Commission Vérité Justice et Réconciliation(CVJR) de Monseigneur Barrigah, une commission que le parti dont elle est vice présidente, avait rejetée et traitée de tout comme c’est le cas avec le HCRRUN.
En effet, l’ANC n’a d’égard en rien dans ce pays. Et pourtant la situation que l’on vit aujourd’hui, est l’effet conjugué des comportements des uns et des autres sans exception aucune. Or pour endiguer ces effets conjugués nocifs, il va falloir des compromis. Ce que malheureusement l’ANC ne semble pas vouloir faire.
D’une façon générale l’opposition toute entière a failli, depuis la tenue de la conférence nationale où des décisions unilatérales avaient été prises, défavorisant et dénaturant l’idée même de la conférence nationale qui était d’impulser un nouveau départ du pays, à tous les niveaux.
Aujourd’hui, si certains ont pu tirer les leçons des erreurs du passés, l’ANC, elle, reste sur des ides inamovibles qui compliquent plus la situation.
Une succession d’actes qui témoigne cette attitude du parti de Fabre, qui contribue à exacerber la situation politique dans le pays
D’abord celui que nous avons cité un peu plus haut et qui a consisté au refus du parti de donner son soutien à la CVJR. Même, en plus de ne pas le faire, le parti s’est attelé à saboter de diverses manières les travaux de cette commission. La lettre d’Isabelle Améganvi tire pratiquement ses références des recommandations de la CVJR.
On en était là, lorsque le gouvernement, dans les mesures à prendre pour apaiser la situation sociopolitique et favoriser l’enracinement de la démocratie, a introduit un texte de loi au parlement fixant le statut de l’opposition. Que n’a-t-on pas vu ? L’ANC, a préféré boycotter le vote dudit statut au parlement. Aujourd’hui, c’est le parti qui jouit de l’application de ce texte sans honte bue. C’est à travers ce texte de loi que Jean-Pierre Fabre se voit attribué tous les avantages afférent à un chef de file de l’opposition, ce qui lui autorise d’adresser des correspondances à tout bout de champ au gouvernement pour demander des compte sur tel ou tel sujet.
L’on se rappelle, de la fameuse loi sur les manifestations, communément appelée « la loi Bodjona », que le parti avait refusé de soutenir, estimant qu’elle restreignait, la liberté de manifestation. Aujourd’hui, c’est sur cette loi que CAP2O15, chapeauté par l’ANC s’appuie pour manifester sans aucun gène.
Certes, le radicalement, à un moment donné, est une démarche qui nécessité d’être encouragé. Ceci dans les cas où l’on n’a en face des gens qui ne bougent pas et ne veulent rien cerner. Mais, cela n’est pas le cas actuellement au Togo, où l’on rencontre, un pourvoir disposé à discuter.
Instaurer et faire en sorte que les principes démocratiques soient effectifs dans un pays est une démarche de longue allène, et doit s’inscrire dans la durée.
Notre pays le Togo revient de loin et aujourd’hui, les signes qui garantissent l’avènement d’une démocratie vraie sont palpables. Il faut continuer dans ce sens, en ayant en idée que tout ne peut pas être parfait, et que d’autres viendront parfaire.
Les responsables de l’ANC doivent dont cesser leur hypocrite s’ils veulent vraiment que les populations puissent les prendre au sérieux.

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