Niger : L’impossible intervention militaire de la CEDEAO

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Les parlementaires de la CEDEAO et le Conseil Paix et Sécurité de l’UA s’opposent à un intervention militaire au Niger

L’intervention militaire annoncée par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Niger pour déloger les putschistes et réinstaller le président déchu Mohamed Bazoum semble être désormais dans l’impasse. La tension retombe peu à peu suite aux positions divergentes affichées  de plusieurs États membres de le CEDEAO, mais aussi de la position exprimée ces derniers jours par certaines puissances étrangères en l’occurrence des États-Unis. Ces derniers après la nomination d’un ambassadeur, n’est plus visiblement sur la position exprimée aux premières heures du coup d’État, tendant à cautionner le déploiement d’une force militaire de le CAEDEAO pour réinstaller Bazoum. Cette position des États-Unis fausse les données au niveau de l’institution sous-régionale dont certains chefs d’États semblaient être décidés pour une intervention militaire coûte que coûte. Les États-Unis préféreraient une courte transition sans bien sûr Mohamed Bazoum. La France qui était aussi pour une intervention se voit désormais hors-jeu. A cette position viennent s’ajouter celles des parlementaires de la CEDEAO et du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (UA).

En effet, ces deux institutions s’opposent farouchement à une intervention militaire au Niger, et souhaitent une solution négociée. Une position qu’a affiché le chef de l’État togolais depuis le coup d’État et qui n’aurait pas visiblement été du goût de certains de ses pairs. Et au vu de l’évolution de la situation, les faits pourraient donner raison à Faure Gnassingbé, qui a vite compris que c’était préférable de négocier avec les putschistes que d’utiliser la force dans la résolution de cette crise.

Aujourd’hui, une sorte d’éveil de conscience s’est emparée de l’Afrique. Dans la situation Nigérienne, c’est presque toute l’Afrique qui s’oppose à une intervention militaire. Même dans les pays ou les chefs d’État restent  favorables à cette intervention, on n’a le sentiment que la majorité des populations est contre.

En tout état de cause, l’intervention militaire aujourd’hui, semble s’éloigner de plus en plus. Mais désormais, le Niger doit faire face à une situation plus dure. Il s’agit de son économie. Avec les sanctions décrétées par la CEDEAO et l’UEMOA, tous les observateurs sont unanimes pour reconnaitre que les putschistes ne pourront pas tenir.  Les populations du Niger ont des jours difficiles devants elles, si la CEDEAO et l’UEMOA ne revoient pas leur position. Et pour ce faire, la junte qui a pris le pouvoir  le   26 juillet dernier devrait ramollir sa position si tant est qu’elle œuvre  pour le bien être des ses populations comme le Général Abdourahmane Tchiani, l’a fait savoir.

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