Situation au Niger et probable intervention militaire : Le Togo a-t-il  vraiment fermé son espace aérien ?

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 L’un des pays qui pensent qu’il faut une solution négociée dans la crise que traverse le Niger depuis le 31 juillet dernier à la suite du coup d’Etat perpétré contre le président Bazoum, c’est le Togo.

En effet, le chef de l’Etat Togolais Faure Gnassingbé, n’a sans cesse martelé, que ce soit pour le cas du Niger ou dans d’autres cas similaires, de privilégier le dialogue, puisque, conscient que ce n’est avec le dialogue seul que deux parties opposées peuvent parvenir à des compromis et s’entendre pour éviter le pire.

La guerre ou la confrontation n’a jamais conduit à des compromis. Au contraire, c’est plutôt la désolation.

Mais à la suite de la décision des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de mettre sa force d’attente en alerte pour une probable intervention au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel, des informations  circulent sur la toile. Ces informations font état de ce que le Togo aurait fermé son espace aérien contre une intervention militaire au Niger.

« Le président Faure Gnassingbé Gnassingbé s’oppose à toute intervention militaire au Niger et interdit le survol de son territoire pour tout avion en lien avec cette intervention », lit-on sur la toile depuis ces dernières 72 heures. Cette information qui sort de l’imagination fertile de certains internautes qui se sont autoproclamés panafricanistes est un pur mensonge, apprend-t-on.

« Il n’a jamais été question de ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Ce qui se passe au Niger est tellement sérieux et il faut que nous sachons raison gardée de ne pas raconter n’importe quoi et qui pourrait entamer les efforts que déploient tous les chefs d’Etat pour une sortie pacifique de cette crise », a laissé entendre à notre téléphone une source bien introduite à Lomé que nous avons joint.  

Certes, Faure Gnassingbé a opté dans cette crise, pour une solution négociée. Un point de vue que ne partageraient visiblement certains de ses pairs de la CEDEAO. Mais   la question de l’usage de l’espace aérien du Togo pour une intervention militaire au Niger n’a pas été à l’ordre du jour entre le chef de l’Etat Togolais et ses pairs de la CEDEAO au point qu’il oppose une fin de non-recevoir.

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