Sécurité alimentaire : l’Ansat, l’atout maître du Togo

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En matière de suffisance alimentaire, l’Agence nationale de la sécurité alimentaire au Togo (Ansat) fait le nécessaire. Depuis sa création en 2008, elle vient constamment en aide à la population en période de crise ou d’instabilité socioéconomique comme ce fut le cas avec la covid-19 ou récemment en 2021 face à la cherté des denrées.

L’Ansat évalue et constitue des stocks de sécurité nécessaires chaque année ; travaille avec les paysans et tous les circuits de commercialisation de manière à engager les produits togolais sur les marchés extérieurs tout en préservant la sécurité alimentaire. Elle s’assure de l’équilibre des prix des produits et met à la disposition des populations des denrées en toute période.

Des interventions salutaires

Les éléments de succès de l’Ansat sont les réserves de produits céréaliers constituées grâce aux campagnes d’achat auprès des producteurs. En mars 2020, pour couvrir les besoins en pleine crise, des produits céréaliers conservés par l’agence ont été mis à disposition des populations.

De 400 francs CFA, le bol de maïs était passé à 700 voire 800 francs dans les marchés locaux. Rapidement, plus de 13 000 tonnes de stocks ont été mobilisées et injectées par l’Ansat dans des points de vente dans tout le pays. Les produits ont été vendus à des prix raisonnables.

En juin 2021, l’Ansat a lancé une autre campagne de vente des produits céréaliers pour lutter contre la flambée des prix. A la fin du mois, 874 tonnes de maïs et 13 tonnes de sorgho ont été vendues.  Le sac de 50 kg de maïs est vendu à 9 500 francs CFA soit 475 francs le bol de 2,5 kg, contre 750 et 800 francs sur les marchés locaux. Et, le sac de sorgho est commercialisé à 10 500 francs CFA soit 525 francs le bol.

Soulagement général

Les interventions de l’agence ont été plusieurs fois décisives parce qu’elles stabilisent les prix des produits sur les marchés. Plus important, des milliers de personnes sont approvisionnées et nourries grâce aux stocks de produits céréaliers. En dehors des apports de l’Ansat, d’autres mesures salvatrices sont mises en œuvre selon les besoins ressentis ici et là.

Par exemple, le gouvernement et le Programme alimentaire mondial (Pam) ont enclenché en décembre 2020 une action d’envergure sociale pour permettre aux bénéficiaires de mieux résister à la pandémie du coronavirus. L’objectif était de distribuer 1 935 tonnes de vivres (produits céréaliers, huile…) à 252 500 ménages vulnérables répartis sur le territoire.

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